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Coussin de sécurité en ozone

Coussin de sécurité en ozone

Au début des années 1990 déjà, les fréons étaient considérés comme dangereux pour l’Homme et pour l’atmosphère, vu leur rôle dans l’expansion du trou de la couche d’ozone. Si, depuis cette époque, on a réussi à freiner leur usage excessif, les experts de l’environnement continuent à vérifier si la protection de l’atmosphère contre les substances nocives, telle que prévue par le droit international, est suffisante.

Du 1erau 5 août dernier, à Montréal (Canada), des représentants de 196 États ont débattu sur les plus grandes menaces contemporaines pour la couche d’ozone. Pendant cette rencontre, les travaux de l’Union européenne ont été coordonnés par la délégation polonaise.    

Lors de la 31èmeréunion, qui s’est tenue à Montréal, du Groupe de travail des Parties au Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone, des experts du monde entier ont discuté des plus grands enjeux globaux résultant de l’impact des substances produites par l’Homme sur l’appauvrissement de la couche d’ozone. En effet, la couche d’ozone réduit l’intensité du rayonnement ultraviolet B qui, en quantités importantes, peut être nocif pour l’être humain. Cette couche filtre les rayons dont l’impact est nuisible à l’Homme, à la nature et à certains minéraux.

Les participants à cet événement ont également préparé des projets de décision pour les réunions des Parties au Protocole de Montréal et des Parties à la Convention de Vienne (CdPs), qui se tiendront en novembre prochain. 

Comme le souligne Rafał Szymański, expert au ministère de l’Environnement : « Lors de la réunion du Groupe de travail, en tant que présidence du Conseil de l’UE, nous travaillons sur la position de l’Union européenne relative à la réduction de la production et de l’usage des substances qui détruisent la couche d’ozone. Je suis convaincu que cela contribuera à des négociations fructueuses durant les réunions de novembre prochain et à la poursuite de la mise en œuvre, par tous les États, des engagements prévus par le Protocole de Montréal ».  

Le Protocole de Montréal est reconnu comme le traité international le plus effectif dans le domaine de la protection de l’environnement. Il établit des recommandations relatives à la réduction de l’usage et de la production des substances qui s’infiltrent dans l’atmosphère et appauvrissent la couche d’ozone. Grâce à une réalisation efficace des dispositions du protocole par les 196 États qui l’ont ratifié, l’appauvrissement de la couche d’ozone a été freiné.
 

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La couche d’ozone fait partie des hautes couches de l’atmosphère, et constitue un filtre naturel qui protège les organismes vivants contre les effets nocifs du rayonnement ultraviolet. Cette couche se dégrade sous l’influence des substances chimiques qui s’évadent dans l’atmosphère, comme les fréons, les halons ou les oxydes d’azote, provoquant la création de ce qu’on appelle le trou de la couche d’ozone. Celui-ci a pour conséquence une exposition accrue des animaux, des plantes et des êtres humains aux rayons UV. Cela peut déséquilibrer des écosystèmes entiers, causer le dépérissement des organismes producteurs de plancton, avoir des conséquences défavorables sur les plantes, notamment les plantes cultivées et industrielles, affaiblir le système immunitaire de l’Homme, favoriser les cancers et les irritations de la conjonctive.

Parmi les gaz les plus destructeurs pour la couche d’ozone se trouvent les fréons et les halons, présents dans les réfrigérateurs, les équipements de climatisation, les produits de beauté, les bombes aérosols ou les produits d’entretien. Une fois libérées, ces substances s’échappent vers la haute couche de l’atmosphère – l’ozonosphère – pour y résider pendant des années et, en conséquence, appauvrir la couche d’ozone.

Outre les actions entamées au niveau international, visant à retirer de l’usage les substances destructrices pour la couche d’ozone, il est essentiel d’œuvrer en faveur d’une plus grande prise de conscience pour diminuer le recours à des produits contenant ces substances, comme les déodorants ou d’autres produits de beauté ; en réalité, la protection de la Planète en dépend.

 
 
 

Publié le: 08-08-2011
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